Cécile HANKENNE

La sittelle torchepot – Sitta europea
On la reconnaît facilement grâce à son bandeau noir de pirate et son bec long et point. Sa voix est unique, une sorte de «tuit» sonore répété inlassablement. C’est une grimpeuse née, elle est capable de se déplacer dans tous les sens le long des troncs et des branches, y compris la tête en bas. Elle adore les noisettes et les coince dans les fentes d’écorce pour les ouvrir à grands coups de bec. Elle cherche des cavités dans les vieux arbres pour nicher et sa spécialité est de maçonner le trou en torchis pour le restreindre à sa taille, d’où son nom.

Le pouillot véloce – Phylloscopus collybita
« Celui qui scrute les feuilles », ce petit oiseau de moins de 10 g passe inaperçu dans la végétation, il se trahit cependant par son chant, très facile à reconnaître
« tsip, tsip, tsap, tsiep, tsap » qui lui vaut le surnom de « compteur d’écus ».
Le pouillot est un insectivore, toujours en mouvement, il passe son temps à inspecter les branchages des arbres à la recherche de ses proies : larves, pucerons, insectes divers. Le pouillot fabrique un nid en boule caché sous une touffe d’herbe ou dans la litière de feuilles. Chaque automne, il s’en va passer l’hiver plus au sud…

Le lézard des murailles – Podarcis muralis
Le lézard « aux pieds agiles », sort d’hibernation au mois de mars quand les températures remontent. On l’observe aisément durant les journées ensoleillées car il est curieux et peu craintif. Il aime les habitats rocheux, c’est d’ailleurs le meilleur grimpeur de nos lézards ! Au printemps, on peut voir les mâles se poursuivre et combattre. À la fin du mois de mai, la femelle pond de 2 à 10 œufs dans un trou creusé dans le sol ou sous une pierre. Les petits écloront en juillet. Le lézard se nourrit d’araignées, de vers et d’insectes. Pour échapper aux prédateurs, il est capable d’autotomie : sa queue se casse et continue de bouger, ce qui lui permet de s’enfuir pour se cacher ! Attention, le lézard ne peut utiliser qu’une seule fois cette ruse…

Le faucon pèlerin – Falco peregrinus
Son nom provient de ses ailes en forme de faux. Il est reconnaissable à sa tête noire et ses longues moustaches qui lui donnent l’impression de porter un casque. C’est un oiseau rupestre, il utilise les falaises pour nicher et comme point d’observation pour chasser. Il peut repérer un pigeon à une distance de 6 km. Les faucons ne construisent pas de nid, ils pondent à même le sol sur une vire ou dans un trou. Le mâle et la femelle couvent les œufs et se partagent l’éducation de leurs petits. La femelle est plus grande que le mâle, donc, ne chasse pas les mêmes proies : essentiellement des oiseaux. Le faucon pèlerin est remarquable par ses capacités de vol. Quand il chasse, il réalise des piqués qui atteignent la vitesse de 150 à 250 km/h. Sa proie est le plus souvent tuée par le choc !

Le Grand-duc d’Europe – Bubo bubo
Le Grand-duc d’Europe habite aux abords des falaises et des escarpements rocheux. Il niche à l’abri d’une paroi rocheuse, dans une crevasse mais aussi parfois sur le sol entre des rochers. Les couples sont unis pour la vie. Dès la fin de l’hiver, la femelle commence à pondre et à couver. Les parents prendront soin de leurs petits jusqu’au mois de septembre-novembre ! Le Grand-duc se nourrit de tout ce qui bouge depuis les scarabées jusqu’au faon de cervidés. Il est le plus grand oiseau de proie nocturne : il a une taille de 75 cm avec une envergure pouvant atteindre 188 cm.

La scolopendre – Asplenium scolopendrium
On l’appelle langue de cerf ou Herbe à rate. C’est une plante de la famille des fougères. Les fougères sont apparues il y a 345 millions d’années, au
Carbonifère, elles ne produisent pas de fleurs ni de graines mais se reproduisent grâce aux spores, un peu comme les champignons. On peut observer les sores (qui produisent les spores) de la scolopendre à l’arrière de ces feuilles. Les feuilles sont appelées frondes et ont la forme d’un ruban.
La scolopendre se plaît dans les endroits ombragés et humides, on la rencontre dans les forêts en pente, dans les ravins, sur les sols calcaires. Elle vit souvent en association avec les frênes et les érables sycomores.

Le frêne commun ou frêne élevé – Fraxinus excelsior
On reconnaît le frêne, en hiver, grâce à ses gros bourgeons noirs veloutés. C’est un grand arbre qui peut atteindre 10 m en 20 ans, ses feuilles sont composées et portent 7 à 15 folioles dentées. On le trouve au bord de l’eau, dans les sols frais et calcaires. Il est le compagnon du chêne, du hêtre et de l’aulne glutineux. Le frelon est son ennemi, il perce son écorce pour se nourrir de sa sève et, ces dernières années, il est attaqué par un champignon qui provoque son dessèchement.
Autrefois, on pensait qu’il écartait les serpents et que son voisinage était bénéfique pour soigner les impuissants ! Dans certaines régions, on fabrique une boisson rafraîchissante avec ses feuilles : la frênette.









